L’innovation comme moteur


Olivier Henry, Président de l’Ecurie du Mené
Sixième manche du Championnat de France de la Montagne, la Course de Côte de Saint-Gouëno mettra un terme à la campagne de l’Ouest, et marquera la mi-saison. Disputée le dernier week-end de mai, l’épreuve bretonne accueillera pour sa 32ème édition, un peu plus de 180 partants.

Sous l’impulsion de son président, Olivier Henry, l’Ecurie du Mené a permis à la Course de Côte de Saint Gouëno de se présenter aujourd’hui comme l’un des références dans l’organisation de ce type de manifestation sportive. Epaulé par Gilles Aignel et Guillaume Cousin, Olivier Henry met un point d’honneur à proposer chaque année des innovations, qui ont pour seule aspiration de faire progresser son épreuve au fil des éditions.

Pas de changement côté parcours, l’épreuve bretonne conserve un tracé, long de 3.200 mètres, qui semble faire l’unanimité. L’essentiel du travail a été concentré sur l’amélioration des normes de sécurité. D’ailleurs, l’Ecurie du Mené n’a pas attendu l’apparition de nouvelles normes de sécurité imposées par la FFSA, mais toujours dans un esprit d’innovation, a préféré anticiper sur les demandes futures : « Il ne faut jamais se relâcher dans ce domaine qui reste la priorité », rappelle Olivier Henry. « Nous avons pris contact avec la FFSA pour réaliser, en collaboration avec les instances fédérales, la première mouture de ce qui allait devenir un dossier RTS type sur les manches du Championnat de France de la Montagne. »

Si le tracé de Saint Gouëno n’a pas subi de modifications, il a fait l’objet de quelques aménagements sur la zone de départ, et de l’ajout de quelques merlons afin d’accroitre un peu plus la sécurité : « Nous avons également mis en place un système de radio plus performant qui permettra d’avoir des communications nettement plus audibles entre les commissaires et la direction de course », ajoute le président de l’Ecurie du Mené.

L’épreuve costarmoricaine a la chance d’offrir une unité de lieu qui permet de retrouver les paddocks aux abords de la course, et de disposer d’un centre névralgique au sein même de ses paddocks : « Avec une affluence record du nombre d’engagés, nous allons cette année exploiter la capacité maximale de notre infrastructure. Bien évidemment, tout est mis en œuvre pour accueillir les concurrents dans les meilleures conditions, chacun ayant son emplacement identifié dès son arrivée à Saint-Gouëno. »

Nombreuses animations autour de la course

Une grande partie de la réputation de l’épreuve bretonne provient de l’engouement du public breton, mais également des nombreuses animations organisées dans le cadre même de l’épreuve, ou qui gravitent autour de la manifestation. Cette année encore, on retrouvera un dispositif qui, là encore, est en constante évolution : « Lorsque l’on est inscrit au calendrier du Championnat de France de la Montagne, ce qui représente l’élite des Courses de Côte, on se doit de montrer l’exemple en présentant ce qu’il est possible de réaliser, non seulement sur la piste mais également aux abords », estime Olivier Henry. « Le public est à la recherche de nouveaux formats, il faut proposer un vrai spectacle, attractif et où l’on crée la communion avec les spectateurs. »

Et pour cela, vient se greffer à la Course de Côte le Festival Déjanté, qui débutera dès ce jeudi 28 mai, et qui se poursuivra lors des soirées de vendredi et samedi : « Jeudi soir, c’est un ’’bœuf musical’’ qui est proposé à l’ensemble des concurrents déjà sur place. Le Festival se poursuivra par deux soirées de concerts qui seront donnés sur la Place de la Salle des Fêtes », précise Olivier.

La course n’est bien évidemment pas oubliée. Le ’’Fer à Cheval’’, virage stratégique où se concentre une bonne partie du public, bénéficiera d’une animation propre : « Nous disposerons d’un écran géant qui permettra cette année de suivre, grâce à quatre caméras installées sur le parcours, les concurrents sur plus d’un kilomètre. Grâce à cet écran, nous allons diffuser des ’’portraits’’ de pilotes qui seront enregistrés la veille de la course, afin de mieux faire connaitre les concurrents au public. »

Côté spectacle, on peut compter sur les pilotes pour l’assurer. Mais en la matière, rien ne vaut un spécialiste, et c’est pour cela que cette année encore, on retrouvera tout au long du week-end, Marc Fleury au volant de sa BMW, pour des démonstrations de Drift.

L’Ecurie du Mené n’oublie pas qu’elle a acquis sa réputation grâce notamment aux pilotes qui ont marqué les esprits, tant par leur talent que par leur charisme. C’est pour cela qu’Olivier Henry et son équipe ont tenu à rendre hommage à Simon McKinley, disparu en course il y a un mois, et qui à maintes reprises a assuré le spectacle sur l’épreuve bretonne : « Son épouse, Deirdre, nous fait le plaisir de nous rendre visite. Nous ne manquerons pas, dimanche après-midi, de rendre hommage à celui qui partageait sa vie et sa passion. »

Autant de concurrents français que britanniques

Saint Gouëno est en passe de devenir une épreuve internationale. Cette année, en effet, la manifestation accueille autant de pilotes français que britanniques. Quatre-vingt cinq concurrents sont engagés sur l’épreuve dédiée aux ’’modernes’’ et une quinzaine de Véhicules Historiques de Compétition seront également de la partie. A cela, s’ajoutent les quatre-vingt quatre concurrents britanniques engagés dans le cadre du Master GB de Saint-Gouëno : « C’est la couleur spécifique de notre manifestation et l’accueil costarmoricain qui est mis à l’honneur », commente le Président de l’Ecurie du Mené.

Nouvelles innovations pour l’avenir

Olivier Henry et son équipe ont déjà les yeux tournés vers l’avenir. Un avenir qui passe par l’implication de partenaires, car la mise en place d’un tel dispositif a bien évidemment un coût. Pour diversifier la promotion de leur course, les membres de l’Ecurie du Mené ont décidé de faire appel à un drone : « Il permettra de capter des images aériennes de l’épreuve et de nos paddocks. Grâce à lui, nous pourrons réaliser un teaser pour présenter l’épreuve et parfaire notre communication. »

Une communication qui pourrait inciter de nouveaux partenaires à venir rejoindre ceux qui apportent déjà leur soutien à l’épreuve bretonne : « C’est le cas du Groupe Rose, du Crédit Mutuel de Bretagne et du Centre Leclerc de Lamballe. Je tiens à les remercier de leur fidélité, comme je remercie nos partenaires institutionnels que sont la Mairie de Saint-Gouëno, la Communauté de Communes du Mené, le Conseil Général des Côtes d’Armor et de la Région Bretagne. Merci également à Ouest France, notre principal soutien média. »

Olivier Henry a également une pensée pour tout ceux qui, en investissant de leur temps, permettent à la course d’exister : « L’Ecurie du Mené se doit de remercier les riverains, propriétaires des terrains utilisés ainsi que l’ensemble des partenaires qui nous suivent depuis de nombreuses années. Nous n’oublions bien évidemment pas les commissaires qui officient sur notre épreuve, ainsi que les cinq cents bénévoles qui s’impliquent dans l’organisation de la Course de Côte de Saint-Gouëno. »

Tout est en place pour que cette 32ème édition de la Course de Côte de Saint-Gouëno soit une réussite, reste à espérer que, du côté de la météo, le soleil soit de la partie.